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Nutritive Value of Timothy Fertilized with Chloride or Chloride-Containing Liquid Swine Manure.

Pelletier, S., Tremblay, G.F., Bélanger, G., Chantigny, M.H., Séguin, P., Drapeau, R., et Allard, G. (2008). « Nutritive Value of Timothy Fertilized with Chloride or Chloride-Containing Liquid Swine Manure. », Journal of Dairy Science (JDS), 91(2), p. 713-721. doi : 10.3168/jds.2007-0429

Résumé

La fertilisation au chlorure des cultures de fléole des prés (Phleum pratense L.) réduit la différence alimentaire cation-anion de cette plante fourragère à une valeur acceptable (< 250 mmolc/kg de matière sèche) pour les vaches (Bos taurus) laitières taries. Toutefois, en raison de cette fertilisation, le fourrage a une forte teneur en Cl, ce qui pourrait avoir une incidence sur sa valeur nutritive. Pour évaluer les effets de la fertilisation chlorée sur la croissance printanière et sur la repousse d’été de la fléole des prés, nous avons fait deux expériences dans le cadre desquelles nous avons mesuré la concentration de protéines brutes et de fibres au détergent neutre, la digestibilité véritable in vitro de la matière sèche et la digestibilité in vitro des fibres au détergent neutre. Dans l’une de ces expériences, nous avons utilisé des engrais inorganiques : nous avons fertilisé quatre cultures fourragères avec du CaCl2 (0, 80, 160 et 240 kg de Cl/ha par année) ou du NH4Cl (160 kg de Cl/ha par année) en combinaison avec deux traitements azotés (70 et 140 kg de N/ha par année). La fertilisation chlorée accrue a influé sur la concentration de fibres au détergent neutre (+1,4 %) du fourrage, sur la digestibilité véritable in vitro de la matière sèche ( 0,8 %) et sur la digestibilité in vitro des fibres au détergent neutre ( 1,2 %), seulement à la dose de fertilisant azoté la plus élevée, mais il s’agit d’un effet sans importance au point de vue biologique. La fertilisation chlorée n’a pas eu d’incidence sur la concentration de protéines brutes. Les deux types d’engrais chloré ont eu un effet semblable sur la valeur nutritive du fourrage. Dans l’autre expérience, nous avons utilisé des engrais organiques : nous avons soumis deux cultures fourragères à l’un ou l’autre de sept traitements expérimentaux (témoin sans fertilisation, engrais inorganique, lisier de porc brut et fractions liquides de quatre types de lisier de porc prétraité [décantation, filtration, digestion anaérobie et floculation]), représentant, respectivement, un apport de 0, de 60, de 41, de 44, de 44, de 36 et de 101 kg de Cl/ha par an. Les six derniers traitements fertilisants comportaient aussi un apport de 140 kg de N/ha par an. Nous avons constaté que la digestibilité véritable in vitro de la matière sèche, la digestibilité in vitro des fibres au détergent neutre et la concentration de fibres au détergent neutre du fourrage de fléole des prés n’ont pas été changées par l’apport de Cl des différents types de lisier de porc. La fertilisation azotée a entraîné une augmentation de la concentration de fibres au détergent neutre du fourrage et une baisse de la digestibilité véritable in vitro ainsi que de la digestibilité in vitro des fibres au détergent neutre, mais il s’agit d’un effet sans importance au point de vue biologique. Dans les deux expériences, les types de sols et de cultures n’ont eu qu’un effet négligeable sur la valeur nutritive du fourrage. Les engrais chlorés organiques et les engrais chlorés inorganiques utilisés pour abaisser la différence alimentaire cation anion de la fléole ont peu d’effet, sinon aucun effet, sur la valeur nutritive du fourrage.