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Investigation on gene transfer from genetically modified corn (Zea mays L.) plants to soil bacteria.

Ma, B.-L., Blackshaw, R.E., Roy, J., et He, T. (2011). « Investigation on gene transfer from genetically modified corn (Zea mays L.) plants to soil bacteria. », Journal of Environmental Science and Health, Part B: Pesticides, Food Contaminants, and Agricultural Wastes, 46(7), p. 590-599. doi : 10.1080/03601234.2011.586598

Résumé

Il faudrait en savoir davantage sur la prévalence et la diversité des gènes de résistance aux antibiotiques dans les communautés bactériennes du sol pour évaluer la possibilité et les conséquences écologiques d’un transfert de ces gènes des plantes génétiquement modifiées (GM) aux bactéries du sol. Le gène de la néomycine phosphotransférase (nptII) conférant la résistance à la kanamycine et à la néomycine est l’un des gènes de résistance aux antibiotiques souvent présent dans les plantes GM. Dans la présente étude, nous avons utilisé un maïs commercial GM (Zea mays L.) porteur du gène nptII ainsi que sa lignée quasi isogénique pour examiner les populations bactériennes du sol résistantes à la kanamycine (KmR) et résistantes à la néomycine (NmR) dans le cadre d’un essai au champ de 3 ans. Nos résultats ont montré qu’une portion (2,3‑15,6 %) des bactéries du sol cultivable était naturellement résistantes à la kanamycine ou à la néomycine. Toutefois, aucune différence n’a été observée dans la proportion de la population de bactéries du sol KmR ou NmR entre les champs de maïs GM et non GM. Le gène nptII n’a été détecté dans aucun des 3 000 isolats KmR ou NmR soumis à la PCR. De plus, nous avons recueilli la totalité des cellules bactériennes du sol par centrifugation sur gradient de Nycodenz et analysé l’ADN des communautés bactériennes par PCR. La limite de détection était d’environ 500 cellules par gramme de sol frais. Notre étude porte à croire que le gène nptII était relativement rare dans les populations bactériennes du sol, et les données issues des communautés bactériennes totales du sol ne révèlent aucun signe de transfert de gènes des plantes de maïs GM aux bactéries du sol.