Ce que nous faisons pour les agriculteurs
Agriculture et Agroalimentaire Canada a une fière tradition, soit celle de travailler avec les agriculteurs pour produire des aliments, lutter contre les maladies et les organismes nuisibles et sélectionner de meilleures cultures qui pourront croître dans les divers sols du Canada et résister à notre climat rigoureux.
Nos scientifiques aident également les agriculteurs d'autres pays à lutter contre les organismes nuisibles qui pourraient un jour menacer nos productions.


Voici quelques exemples des plus récents projets sur lesquels nos scientifiques ont travaillé :
- Un vaccin pour le bétail permet de limiter les cas de paralysie à tiques
- La paralysie à tiques est une maladie qui se répand dans l'ensemble des Prairies et qui touche les bovins et les ovins. En réaction à ce problème, des chercheurs du Centre de recherches de Lethbridge, en Alberta, ont conçu une méthode de vaccination permettant de renforcer l'immunité du bétail contre l'organisme nuisible. Cette méthode durable et sans effets secondaires indésirables contribue à éviter aux producteurs de bétail canadiens les risques d'une épidémie catastrophique.
- Les recherches concluent que les résidus de l'industrie du papier constituent une excellente source d'éléments nutritifs et un amendement organique pouvant améliorer la qualité du sol
- Une équipe de chercheurs du Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures à Sainte-Foy, au Québec, a démontré que la valorisation des résidus de l'industrie papetière en agriculture est possible. Ces résidus industriels constituent une excellente source d'éléments nutritifs pour les cultures et un amendement organique permettant d'améliorer la qualité des sols. Le risque de contamination de l'air, des sols et des plantes en utilisant ces produits est minime après quelques années d'apports consécutifs. La valorisation des résidus de papetières en agriculture est une option plus intéressante que leur enfouissement ou leur incinération. L'évaluation agronomique et environnementale de ces produits par des chercheurs facilitera la gestion de ces sous produits industriels dans une perspective d'agriculture durable.
- Une nouvelle méthode de pâturage hivernal réduit le coût de l'alimentation des bovins durant la saison froide
- Des chercheurs du Centre de recherches de Lacombe, en Alberta, du Centre de recherches de Brandon, au Manitoba, et du site de Nappan du Centre de recherches de l'Atlantique sur les aliments et l'horticulture, en Nouvelle-Écosse, de concert avec ceux du Western Beef Development Centre, en Saskatchewan, ont découvert qu'il est possible de prolonger la saison de pâturage grâce au pâturage en andain étalé, sur balles et de fourrages accumulés. Le pâturage en andain étalé est employé lorsque les cultures céréalières sont semées tardivement, puis étalées dans les champs en septembre pour que les animaux s'en nourrissent tout l'hiver, même sous la neige. Historiquement, le coût de l'alimentation d'hiver des vaches de boucherie représente de 60 à 65 % du coût total de l'élevage de veaux. En prolongeant la saison de pâturage, les coûts associés à la récolte, à la manipulation, à l'engraissement et au retrait du fumier sont réduits, voire éliminés, grâce à une réduction des coûts de main-d'œuvre, d'engraissement et d'équipement pouvant atteindre 38, 32 et 88 % respectivement. Le concept a été adopté à grande échelle dans les Prairies et fait l'objet d'une évaluation dans la région des Grandes plaines du Nord des États-Unis. Agriculture et Agroalimentaire Canada a décerné en 2008 le prix Moisson d'or aux membres de l'équipe pour souligner leur apport exceptionnel.
- Des résultats sur la gestion de l'azote du sol réduisent le risque de pollution environnementale associé aux cultures intensives de la partie sud de la côte de Colombie-Britannique
- Des études sur le terrain et en laboratoire menées au Centre de recherches agroalimentaires du Pacifique d'Agassiz en Colombie-Britannique ont permis d'acquérir des connaissances fondamentales sur la dynamique de l'azote dans les sols sous les conditions climatiques relativement uniques de la côte sud de la Colombie-Britannique. Ces connaissances ont permis d'établir des recommandations en matière de gestion et d'analyses de sol afin de réduire la pollution environnementale en nitrate des eaux de surface et les eaux souterraines. La mise en œuvre des recommandations en matière de gestion et d'analyses de sol a contribué à la diminution des risques de contamination de l'eau par le nitrate tout en maintenant la production optimale des cultures sous culture intensive nécessaires à une région où la compétition de l'agriculture urbaine pour les terres agricoles est importante. En 2001, ces travaux ont remporté le prix du Développement durable décerné par les 4RN (quatre ministères fédéraux des ressources naturelles) du programme de leadership scientifique du Gouvernement du Canada.
- Des pratiques de production élaborées pour l'orpin rose de Terre-Neuve, l'airelle rouge d'Europe et des cultivars russes d'argousier et de chèvrefeuille offrent aux producteurs terre-neuviens de nouvelles possibilités de culture
- Leurs travaux de recherche sur la gestion des sols ont permis à des chercheurs du Centre de recherches de l'Atlantique sur les cultures de climat frais, à St. John's, à Terre-Neuve-et-Labrador, de déterminer qu'il est possible de transformer les terres marginales improductives en terres arables adaptées à la commercialisation d'une bonne vingtaine de cultures à fort rendement économique exigeant un sol bien drainé. Les chercheurs ont d'abord pris des échantillons de variétés adaptées à la région afin de les analyser (l'orpin rose de Terre-Neuve, l'airelle rouge d'Europe et des cultivars russes d'argousier et de chèvrefeuille comestible), puis formulé des recommandations sur leur culture et enfin évalué la faisabilité, sur le plan commercial, d'exploiter nombre de ces cultures. Ainsi, les travaux ont permis de découvrir que les cultures de bleuets semi-géants introduites pouvaient survivre au climat de l'est de Terre-Neuve-et-Labrador et produire une récolte, et des protocoles de production ont été élaborés pour prévenir le soulèvement par le gel des plants d'airelles rouges d'Europe nouvellement transplantés.
- Le logiciel CIPRA permet de visualiser les prévisions sur les maladies et les insectes de diverses cultures, en fonction des conditions climatiques et de la température
- Un chercheur du Centre de recherche et de développement en horticulture à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, a créé le logiciel CIPRA (Centre Informatique de Prévision des Ravageurs en Agriculture) qui présente de façon conviviale des prévisions pour 31 insectes, 13 maladies, 2 désordres physiologiques et 8 développements phénologiques sur 18 cultures. Ce logiciel fournit aux conseillers agricoles et aux producteurs un outil supplémentaire pour la prise de décision et la gestion raisonnée des interventions phytosanitaires ce qui permet de réduire le nombre d'applications de pesticides tout en protégeant mieux les cultures.
- De nouvelles variétés de blé, de maïs, de soya et d'avoine pouvant supporter de plus basses températures permettent une expansion géographique de la culture de ces espèces en Ontario et au Québec
- Des travaux menés au Centre de recherches de l'Est sur les céréales et oléagineux, à Ottawa, en Ontario, contribuent à repousser les frontières de l'agriculture au Canada. Des chercheurs y ont réussi à dégager de nouvelles souches de blé d'hiver, d'avoine et de soya ainsi que des lignées de mêmes souches de maïs-grain en mesure de résister à un milieu froid assorti d'une courte période de végétation. Les nouvelles cultures ont par ailleurs un rendement accru et une meilleure qualité en plus de mieux résister aux maladies. Les variétés de blé d'hiver résistent à la glace et aux hivers rigoureux, alors que les variétés d'avoine de mouture adaptées à l'Ontario ont été un facteur crucial dans la réouverture de l'usine de transformation d'avoine de Quaker à Peterborough, en Ontario.
- Une défaneuse à carottes employée dans les cultures maraîchères d'Amérique du Nord et d'Europe permet de réduire les pertes dues à la pourriture
- Des chercheurs du Centre de recherches sur les cultures et les bestiaux, à Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard, ont conçu un dispositif mécanique qui peut être accroché à un tracteur pour tailler la fane des carottes à même le champ. Le dispositif coupe le feuillage, ce qui favorise la circulation d'air et réduit les risques de maladie pour la récolte. En effet, une circulation d'air insuffisante permet le développement précoce de la sclérotiniose, une maladie facile à prévenir, mais dont les symptômes ne se manifestent qu'après l'entreposage. Depuis 2008, les pertes de rendement dues à la sclérotiniose ont été réduites de 80 %. La Direction générale de la recherche d'Agriculture et Agroalimentaire Canada a décerné en 2011 le prix du Mérite scientifique à l'équipe du projet pour souligner son apport exceptionnel.
- De nouveaux outils diagnostiques améliorent la gestion de l'azote et du phosphore et réduisent les risques de pollution environnementale associés à ces éléments
- Une équipe de chercheurs du Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures à Sainte-Foy, au Québec, a développé des outils diagnostiques pour quantifier le niveau de nutrition azotée et phosphatée durant la saison de croissance. Ces outils diagnostiques tirés de l'analyse des tissus végétaux et basés sur les teneurs critiques en azote et phosphore de la plante entière, permettent d'estimer des indices de nutrition azotée et phosphatée pour le maïs grain, le blé panifiable et la fléole des prés. L'équipe de recherche a également développé une approche diagnostique plus simple en faisant appel à des mesures effectuées (chlorophylle, teneur en azote) sur une seule partie de la plante, la dernière feuille ligulée. Ces outils diagnostiques axés sur un suivi des cultures au cours de la saison de croissance constituent un outil additionnel et complémentaire aux analyses de sol. Ils permettent donc d'assurer une meilleure gestion de l'azote et du phosphore et réduire les risques de pollution environnementale par ces deux éléments.
- Un programme de sélection des fruits fournit aux producteurs et aux consommateurs des fraises, des framboises et des mûres de grande qualité
- Depuis sa fondation, en 1911, le Centre de recherches de l'Atlantique sur les aliments et l'horticulture, à Kentville, en Nouvelle-Écosse, joue un rôle de premier plan dans la conception de variétés de fruits pour la région. Depuis un siècle, ses programmes de recherche ont mené au développement d'une bonne cinquantaine de variétés, dont beaucoup demeurent cultivées au Canada et ailleurs dans le monde. Des phytogénéticiens collaborent étroitement avec des entomologistes, des pathologistes et des phytophysiologistes à la conception de variétés nouvelles, dont les fruits sont de meilleure qualité (y compris pour le transport) et résistent mieux aux maladies. Aujourd'hui, le programme d'amélioration génétique des petits fruits vise le développement de souches de fraises, de framboises et de mûres aux caractéristiques prisées tant par les producteurs que par les consommateurs. La plupart des fraises cultivées dans l'Est du Canada sont issues de cultivars améliorés à Kentville, en Nouvelle-Écosse.
- De nouvelles souches d'avoine, d'orge et de blé d'hiver et de printemps favorisent la viabilité financière de producteurs de l'Atlantique et d'ailleurs
- L'objectif initial du programme de recherche sur les grains du Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures à Sainte-Foy, au Québec était d'améliorer l'efficacité de la production et la qualité des grains, en particulier l'orge et l'avoine. Les équipes de chercheurs ont d'abord développé des variétés plus spécifiques aux sols et aux conditions climatiques en recherchant par la suite des traits de résistance. Plus de 12 nouvelles lignées d'orge, quatre nouvelles lignées de blé d'automne et 10 nouvelles lignées de blé de printemps ont contribué, au cours des 25 dernières années, à la viabilité économique des producteurs de la région de l'Atlantique et d'autres régions. Au Québec, l'orge Chapais et l'avoine AC Rigodon furent des modèles inégalés durant de longues années.
- Un système informatisé de fertigation breveté aide l'industrie serricole à réduire ses coûts de main-d'œuvre, ainsi qu'à améliorer le rendement des cultures et la qualité des récoltes
- Les travaux de recherche sur la gestion des récoltes menés au Centre de recherches sur les cultures abritées et industrielles, à Harrow, en Ontario, ont aidé l'industrie des légumes de serre à faire la transition vers des modes de culture sans sol, ou hydroponiques, au milieu des années 1980 et à remplacer leur calendrier de fertilisation hebdomadaire par un programme de fertigation saisonnière par lequel les éléments nutritifs varient en fonction du stade de croissance de la culture et des conditions environnementales. La commercialisation subséquente d'un système de fertigation informatisée, le Harrow Fertigation ManagerMC, conçu en collaboration avec le Conseil national de recherches du Canada et l'industrie, permet aux producteurs de fournir un mélange d'eau et de nutriments directement aux plantes, de manière automatique. Il est possible de programmer ce système d'injection selon l'évolution des besoins en eau et en nutriments des cultures, tout au long du cycle de récolte. Le logiciel réduit les coûts de main-d'œuvre et permet d'assurer aux végétaux un apport en nutriments plus fiable et plus précis que jamais. On l'utilise aujourd'hui en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.
- La vitamine B12 et l'acide folique donnés aux vaches laitières et aux truies de reproduction partout dans le monde permettent d'accroître la production de lait et la valeur nutritive du lait et à améliorer la fertilité
- La recherche sur l'alimentation des vaches laitières et des truies reproductrices menée au Centre de recherche sur les bovins laitiers et le porc à Lennoxville, au Québec, a permis de découvrir que le simple ajout de vitamine B12 et d'acide folique aux rations quotidiennes permet d'améliorer le métabolisme de la vache, qui produit alors plus de lait de plus grande qualité nutritionnelle et d'augmenter la fécondité des truies et la vigueur des porcelets. Ces changements tout simples ont quand même procuré un avantage économique indéniable aux producteurs.
- Le lâcher d'insectes stérilisés à l'échelle de zones entières permet de réduire l'utilisation de pesticides, de lutter contre le carpocapse dans les vergers de pommiers et de poiriers et d'offrir de nouvelles possibilités de lutte biologique contre les insectes en Colombie-Britannique
- Le carpocapse de la pomme est un insecte nuisible qui s'attaque aux cultures de pommes et de poires, ce qu'on appelle les fruits à pépins, dans les régions de culture fruitière du monde entier, y compris l'intérieur méridional de la Colombie-Britannique. Fondé sur 30 années de recherche scientifique au Centre de recherches agroalimentaires du Pacifique, à Summerland, en Colombie-Britannique, un programme de lâcher d'insectes stériles auquel collaboraient la province, des districts régionaux et des fruiticulteurs a été lancé dans la région en 1992, menant à une réduction considérable du nombre de carpocapses de la pomme, des dommages causés par ceux-ci et de la quantité de pesticides qui auraient été utilisés pour en contrôler les infestations.
- Une nouvelle variété de framboisier permet aux producteurs d'obtenir de meilleurs rendements et domine rapidement les champs de la Colombie-Britannique, de l'état de Washington et de l'état d'Oregon
- Des chercheurs du Centre de recherches agroalimentaires du Pacifique, à Agassiz, en Colombie-Britannique, ont créé la Chemanius, qui deviendra dans quelques années à peine la variété de framboise dominante en Colombie-Britannique, dans Washington et en Oregon. Des virus et diverses maladies entraînent une production moindre de petits fruits et une destruction précoce des plants vivaces, ce qui réduit le revenu des producteurs et accroît les coûts de replantation et d'implantation de cultures. La Chemanius est une variété de framboise féconde qui présente des caractéristiques intéressantes pour la récolte mécanique ainsi qu'une bonne résistance aux virus courants. De bonne coloration et goûteuse, elle a un excellent potentiel de transformation et convient également au marché du frais.
- Une nouvelle variété primée de laitue est plus tolérante aux maladies associées au stress thermique et mieux adaptée aux marchés en expansion de la transformation et de l'exportation
- L'été, il fait plus chaud au Québec qu'en Californie! En réponse aux producteurs de laitue qui avaient besoin d'une laitue pommée résistante à la chaleur, des chercheurs du Centre de recherche et de développement en horticulture à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, ont développé deux nouvelles variétés de laitue résistantes à la nervation brune et à la montaison prématurée. Elles sont maintenant disponibles aux producteurs et la laitue Estival fait déjà sa marque au Canada, occupant presque 30 pour cent des ventes de laitues pommées. Elle a reçue en novembre 2010 le prix Semence de l'année (Seed of the year) au Royal Agricultural Winter Fair de Toronto.
- L'utilisation de la lumière permet de synchroniser la reproduction des ovins aux besoins du marché
- Les besoins du marché en termes d'agneau sont principalement reliés à des moments particuliers de l'année. Il est donc important de pouvoir fournir des animaux pour ces moments précis de l'année. Les travaux effectués à la ferme expérimentale de La Pocatière, au Québec, en association avec le Centre d'expertise en production ovine du Québec ont permis de développer des techniques facile et peu coûteuses de synchronisation des oestrus. L'utilisation de la lumière pour synchroniser la reproduction des brebis est maintenant bien établie. Ceci permet d'assurer un lien entre la production d'agneau et les besoins du marché.