Prix du Mérite scientifique d'Agriculture et Agroalimentaire Canada

Le prix du Mérite scientifique permet de reconnaître l'apport de taille du milieu de la recherche d'AAC au secteur de l'agriculture et de l'agroalimentaire du Canada. Ce prix a été institué pour promouvoir une culture d'innovation et soutenir la science en récompensant les efforts créatifs, le leadership scientifique et les réalisations remarquables dans le domaine de la recherche.


Recherche scientifiques dans la gestion des ravageurs dans le système agricole (au canada et à l'international)

Docteur Charles Vincent

La "L.O. Howard Distinguished Achievement Award (2013)": Chris Bergh, Président de Eastern Branch of the Entomological Society of America, a présenté la plaque du "L.O. Howard Distinguished Achievement Award plaque" à Charles Vincent, lors du Congrès de la 78e rencontre de la EB-ESA tenue à Lancaster, Pennsylvanie, 18 mars 2013.

Sur la plaque, on peut lire: "L.O. Howard Distinguished Achievement Award presented to Charles Vincent in recognition of his scientific research on pest management in agricultural systems, his high quality of teaching, and an extensive record of contributions to the literature comprising more than 570 peer-reviewed and other publications."

Le nouveau Biobaler améliore les perspectives de la biomasse

Dr. Philippe Savoie

De l'avis de ses créateurs, une innovation majeure dans le matériel agricole d'Agriculture et Agroalimentaire constituera une véritable aubaine pour la récolte de biomasse. Ceux-ci ont amélioré la performance du prototype précédent en le transformant en une puissante mécanique prête à révolutionner le marché des machines de récolte de la biomasse.

Ces améliorations ont été apportées au Biobaler, une machine servant à récolter les tiges d'arbres à croissance rapide comme le saule ou le peuplier. Le premier prototype pouvait, avec une certaine facilité, couper des gaulis dans des plantations surélevées, mais grâce à un ensemble de scies améliorées à usage commercial, la machine peut désormais couper et mettre en balles le sous-bois sur des terrains inégaux et des terres agricoles non cultivées. Et de façon rapide par surcroît, selon un taux de récolte compris entre 7 et 21 balles à l'heure.

Véritable « requin des terres », cette nouvelle machine est aussi une bénédiction pour la récolte des plantations en tant que solution de remplacement aux fourragères automotrices qui coupent et taillent les tiges ligneuses. Les balles formées par le Biobaler sèchent beaucoup plus rapidement que les tas de copeaux, et elles peuvent comporter de la biomasse auparavant irrécupérable. Si l'on tient compte en plus de la facilité de conservation et de stockage de la biomasse en balles, il en résulte un réel avantage concurrentiel pour les agriculteurs canadiens. Il faut aussi prenDr. en compte les avantages environnementaux, puisque les matières végétales auparavant inutilisables ne sont plus éliminées ou brûlées sur place.

Le Biobaler est l'œuvre de Philippe Savoie du Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures (Québec). C'est l'entreprise FLD Biomass Technology, Inc., de Chesterville, Québec, qui détient le brevet technologique. Une version commerciale du Biobaler a été testée sur le terrain au Québec, en Ontario et dans le Minnesota.

Chefs de file dans l'élaboration de la faucheuse du feuillage des carottes

Basil Dickson, Kathryn Dr. ke, Eddie Dykerman, Gerald Dykerman, Angus Ellis, Roger Henry, Cezarina Kora, Darryl Lewis, Ian Macdonald, Rick Peters, Kevin Sanderson, Sylvia Wyand

L'équipe dirigée par Kevin Sanderson et Rick Peters, scientifiques de recherche au Centre de recherches sur les cultures et les bestiaux à Charlottetown, a contribué à l'élaboration de la technologie de la faucheuse pour couper le feuillage des carottes afin de lutter contre la pourriture sclérotique des carottes. Cette technologie est sans danger pour l'environnement et convient autant aux systèmes de production conventionnel que biologique; elle a aussi été bien accueillie dans l'industrie.

La pourriture sclérotique des carottes est une maladie dévastatrice qui s'installe au champ mais qui se manifeste à l'entreposage. Elle rend invendables les carottes infectées. La lutte contre cette maladie a été la priorité pour l'industrie depuis de nombreuses années.

En 2006, l'équipe a élaboré un prototype de technologie de faucheuse pour couper le feuillage des carottes et elle a démontré le potentiel du concept de la faucheuse à l'industrie de la carotte. En 2007, des faucheuses de feuillage de carottes ont été construites pour la première fois, et ensuite utilisées avec succès en Nouvelle-Écosse et au Wisconsin. Depuis, la technologie a été adoptée à l'Île-du-Prince-Édouard, en Ontario, au Québec, au Manitoba, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et aux Pays-Bas.

L'élaboration de la faucheuse du feuillage de carottes et son succès pour réduire l'incidence de la pourriture sclérotique constituent une découverte capitale dans l'industrie de la production de carottes. Cette invention et le transfert subséquent de la technologie ont entraîné un changement révolutionnaire dans les pratiques mondiales de production de carottes, et ont permis de régler un problème au moyen d'une solution durable du point de vue de l'environnement.

Plus récemment, les chercheurs ont communiqué avec les producteurs de carottes en Israël, afin d'exporter la technologie de la faucheuse du feuillage des carottes dans leur industrie en 2011.

Réalisations exceptionnelles dans le domaine de l'utilisation de l'avoine

Dr. Vernon D. Burrows, Dr. F. William Collins, Nicole Fillion, David Gehl

L'équipe du Centre de recherches de l'Est sur les céréales et les oléagineux, Ottawa, dirigée par les docteurs Collins et Burrows s'est distinguée par ses réalisations exceptionnelles dans le domaine de l'utilisation de l'avoine. Les travaux intensifs de recherche et de sélection menés pendant plus de 15 ans par cette équipe se sont traduits par le lancement du cultivar GEHL en 2006 et par son homologation complète en 2008. Il s'agit de la première variété d'avoine au monde qui porte des grains totalement nus (sans écales ni cils). Les variétés d'avoine à grains nus qui avaient été produites antérieurement étaient encore couvertes de fins filaments (appelés trichomes), lesquels posaient un problème sanitaire majeur aux producteurs et aux transformateurs lors de la récolte, de la manutention et de la transformation de la céréale.

Le cultivar « d'avoine de printemps à grain nu GEHL » a été désigné Semence de l'année 2009 par l'Université de Guelph et par SECAN. En plus de l'attention que lui a portée la collectivité scientifique, le cultivar a aussi suscité l'intérêt de plusieurs partenaires canadiens du secteur. On fait actuellement la promotion du cultivar GEHL en faisant valoir, sur les marchés nationaux et internationaux, qu'il constitue un bon substitut du riz (le « riz » des Prairies), un choix alimentaire pour les personnes qui souffrent d'intolérance au gluten et un aliment pour les chevaux de course, les porcs et la volaille.

Le cultivar est grandement apprécié des producteurs et des consommateurs. Entre autres points forts, mentionnons le fait qu'il nécessite peu de transformation, son faible coût de stockage et de transport ainsi que ses caractéristiques avantageuses pour la santé, notamment sa forte teneur en énergie, en protéines et en antioxydants. Puisqu'il s'agit d'une culture résistante au froid, ce cultivar pourrait éventuellement servir de culture de remplacement pour le maïs, le soja et le riz qui sont importés au Canada.

Apport exceptionnel au domaine de la phytopathologie, de la mycologie et de la microbiologie

Dr. Tharcisse Barasubiye, Dr. Wen Chen, Dr. Solke de Boer, Nicole Désaulniers,
Dr. Anania Fessehaie, Colleen Harlton, Dr. C. AnDr. Lévesque, Dan O'Gorman,
Anita Quail, Michel-Antoine Renaud, Gregg Robideau, Dr. Keith Seifert,
Dr. Peter Sholberg, Dr. James Tambong,

Récipiendaire de nombreux prix de distinction, dont le Prix Gordon J. Green décerné en 1999 par la Société canadienne de phytopathologie et le Prix René Pomerleau 2008, de la Société de protection des plantes du Québec, Dr. Lévesque a amené son équipe du Centre de recherches de l'Est sur les céréales et les oléagineux, Ottawa à fournir un apport exceptionnel au domaine de la phytopathologie, de la mycologie et de la microbiologie.

La possibilité d'identifier et de détecter rapidement les agents pathogènes qui causent les maladies végétales particulières constitue un défi de taille en phytopathologie. Il existait antérieurement des techniques d'observation visuelles, d'isolation ou d'analyse moléculaire, mais leur application se limitait à certaines maladies précises, à des agents pathogènes viables et à l'existence d'épreuves moléculaires particulières. Dr. Lévesque et son équipe se sont attaqués à la nécessité de mettre au point des trousses de diagnostic exhaustives capables de détecter la présence de nombreux agents pathogènes au moyen d'un seul et unique test. Ils y sont arrivés en étant les premiers à combiner la technique d'hybridation d'ADN et de la technologie d'amplification, permettant ainsi la détection simultanée de différents agents pathogènes de végétaux.

En 1998, ils ont publié les résultats de leurs recherches sur la détection des oomycètes (champignons aquatiques) en utilisant leur nouvelle approche de détection. Depuis lors, lui et son équipe, de même que d'autres laboratoires partout dans le monde, se sont employés à éten Dr. l'application de cette technique aux nématodes des végétaux (vers filiformes), aux champignons, aux bactéries, aux virus, ainsi qu'aux agents pathogènes de la culture en serre, du pommier et de la canneberge.

Cette méthode pratique, économique et novatrice a reçu un accueil favorable dans la collectivité scientifique et dans l'ensemble du secteur, non seulement pour sa capacité de détecter des agents pathogènes des végétaux, mais aussi pour les possibilités qu'elle offre sur les plans de la production d'aliments exempts de tout agent pathogène, de la détection des foyers d'infection et de la réduction de la quantité de pesticides utilisés. De nos jours, plusieurs laboratoires et partenaires industriels canadiens et européens appliquent cette technologie.