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Profil de l'employé - Chercheur scientifique

Profil de l'employé -Chercheur scientifique

Shahrokh est chercheur scientifique pour le compte d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). En tant que sélectionneur de végétaux, il développe de nouvelles variétés cultivables, surtout des petits fruits, tels que les fraises et les framboises, et des fruits de verger comme les prunes et les pommes. « Le but ultime d'un sélectionneur est de développer une nouvelle variété qui devient ensuite un succès commercial au Canada », affirme Shahrokh. « Et la cerise sur le gâteau, c'est de réussir à faire homologuer le nom d'une nouvelle variété qui sera cultivée par les producteurs à l'échelle nationale… et mondiale si possible! », poursuit-il.

Récemment, Shahrokh travaillait au développement d'une pomme qui ne brunit pas nommée Eden. Cette pomme a d'abord été développée pour être consommée en salades, en tranches séchées préemballées ou sous forme de jus. Elle conserve sa fraîcheur plus longtemps que la plupart des autres variétés de pommes.

Au dire de Shahrokh, l'une des qualités les plus importantes du scientifique est d'avoir l'esprit ouvert à l'apprentissage de nouvelles compétences et de chercher constamment à étendre ses connaissances. « Je suis toujours resté curieux, ce qui m'a poussé à étudier dans différents domaines », confie-t-il. « Souvent, ajoute-t-il, la science de la sélection de végétaux ne donne pas de résultats immédiats; il faut s'armer de beaucoup de patience. En de nombreuses occasions, science rime avec patience. C'est pourquoi je me consacre aussi à des projets à court terme. Cela m'aide à passer le temps en attendant que les résultats de mes recherches à long terme finissent par se concrétiser, ce qui peut être très long. »

Shahrokh se rend dans les écoles élémentaires où il parle de science et d'alimentation aux enfants. « De nos jours, constate-t-il, davantage de jeunes s'orientent vers les domaines de la technologie informatique. De moins en moins d'entre eux s'intéressent à la science ou veulent s'initier à l'horticulture. Ils baignent constamment dans la technologie, ce qui n'est pas une mauvaise chose, mais nous avons besoin de gens pour continuer à faire avancer la science. »

Shahrokh est un grand adepte du travail d'équipe, car au sein des équipes surviennent des idées différentes. Il aime apprendre ce que font ses collègues chercheurs et affirme qu'en travaillant en groupe, il est parfois possible de boucler un projet beaucoup plus rapidement. « Quand vous travaillez en équipe, explique-t-il, les autres sont là pour vous aider à trouver réponse à bien des questions. Par exemple, il se peut fort bien que le développement d'une nouvelle variété de fraises, projet qui pourrait me demander 10 ans d'efforts, se réalise en 5 ans seulement grâce au travail d'équipe, car alors, il y a beaucoup de bras et de têtes disponibles pour s'acquitter des tâches nécessaires. »

Le chercheur s'est vu offrir un emploi postdoctoral auprès d'AAC alors qu'il travaillait comme professeur de phytotechnie à l'Université McGill, à Montréal. Même si le domaine de la sélection de végétaux n'était pas sa spécialité à l'époque, il a eu envie d'apprendre.

Pour travailler dans le domaine, il faut un baccalauréat en sciences. À mesure que la carrière progresse, la maîtrise ou le doctorat s'avère préférable. Shahrokh affirme que dans son travail, sa formation compte pour 50 pour cent, l'autre moitié venant de ses compétences, de son intuition et des leçons apprises avec l'expérience.

Le meilleur côté de son travail réside dans sa diversité. « Chaque jour, je fais de nouvelles découvertes », déclare-t-il. Puis il conclut : « Mon travail est une grande source de joie, car il change constamment; ce n'est jamais pareil. Tous les jours, je fais une heure de route à l'aller et une heure au retour; les gens me demandent pourquoi je fais cela. C'est parce que j'aime vraiment mon travail. »