L'Industrie canadienne du café
Profils des sous-secteurs
Octobre 2010
Les données de Statistique Canada concernant l'industrie canadienne du thé et du café sont regroupées selon le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN) 31192 et se composent des établissements se consacrant principalement à la torréfaction du café, à la fabrication d'extraits et concentrés de café et de thé, dont le thé soluble et lyophilisé, les mélanges de thé et la fabrication de tisanes.
Les établissements se consacrant principalement à la fabrication des succédanés de café et de thé sont également inclus (p. ex. fabrication de succédanés de café et de café en poudre, extraits, essences et préparations pour la fabrication de café et de thé, torréfaction du café et fabrication de mélanges de thé et de tisanes).
Les établissements qui font l'embouteillage de café ou de thé glacé ne sont pas inclus dans cette catégorie. Ces établissements sont inclus dans la classe industrielle de la Fabrication de boissons gazeuses et de glace selon le SCIAN 31211.
Introduction
Les données de Statistique Canada selon le SCIAN 31192 sont regroupées pour la fabrication de thé et de café.
Bien que le Canada ne jouisse pas du climat qui convient à la culture du café, les entreprises canadiennes font l'importation de matières premières pour la transformation et la revente dans les marchés intérieurs et d'exportation. Le café produit pour les marchés du détail et de la restauration a été un élément important de la transformation des aliments et boissons au pays pendant de nombreuses années.
Le café aurait fait son arrivée en Amérique du Nord en 1607 et les Nord-Américains s'en sont délectés pendant les siècles qui suivirent. Toutefois, la première allusion à la consommation de café en Amérique du Nord remonte à 1668. Avec 14 milliards de tasses de café consommées au Canada chaque année, le café est la boisson chaude la plus populaire et la boisson de restauration numéro un au Canada.Note de bas de page [note 1]
Structure de l'industrie
L'industrie du thé et du café représentait 1,1 % de la valeur totale des ventes de produits alimentaires et boissons pour les produits fabriqués et 0,9 % de l'emploi dans le secteur de la fabrication en 2008.
En 2008, 112 établissementsNote de bas de page [note 2] (usines) dans l'industrie du thé et du café faisaient l'expédition de produits d'une valeur s'élevant à 917 millions de dollars et employaient 2 240 personnes. Les exportations canadiennes de thé et café totalisaient 251,2 millions de dollars en 2008 (Figure 1). Le marché canadien absorbait le reste des expéditions intérieures s'élevant à 666 millions de dollars et un volume d'importations d'une valeur de 785,2 millions de dollars. Cette industrie continue d'être un importateur net.
Figure 1 : Importations, exportations et ventes de produits fabriqués, 2008
Description - Figure 1
La Figure 1 est un diagramme à barres illustrant les importations, les expéditions intérieures, et les exportations de thé et de café en 2008, selon leur valeur. Les importations s'établissaient à 785 millions de dollars, les exportations s'élevaient à 251 millions de dollars, et les expéditions intérieures représentaient 666 millions de dollars en 2008. La valeur totale du marché canadien était de 1,451 millions de dollars, et la valeur de ventes de produits fabriqués était de 917 millions de dollars en 2008. Les données proviennent de Statistique Canada.
Le café livre concurrence à diverses autres boissons non alcoolisées, y compris le thé, les boissons gazeuses, les boissons énergisantes, le lait et les boissons laitières, les jus de fruits, l'eau embouteillée, les boissons pour sportifs, les jus de légumes, les boissons au soja, le chocolat chaud et les vins panachés et cidres peu alcoolisés.
Mesurées en volume (hectolitres), les ventes de café représentaient environ 16 % du total des ventes de boissons non alcoolisées en 2008, selon la Beverage Marketing Corporation (Figure 2).
Figure 2 : Part du marché des boissons non alcoolisées par volume, 2008
Description - Figure 2
La Figure 2 est un diagramme illustrant les parts de marché des ventes de boissons non-alcoolisées au Canada en 2008. Le partage est le suivant : café - 16 %, boissons gazeuses - 16 %, lait - 13 %, thé - 12 %, boissons de fruits - 11 %, eau embouteillée - 11 %, autres - 21 %. Le source est Beverage Marketing Corporation.
La majorité de la transformation du thé et du café a lieu en Ontario (41 établissements), au Québec (34 établissements) et en Colombie-Britannique (26 établissements), suivis de l'Alberta (9 établissements), de la Nouvelle-Écosse (3 établissements), du Manitoba (2 établissements) et du Nouveau-Brunswick (2 établissements). La base de données Structures des industries de Statistique Canada indique qu'en 2008, la taille des installations de production allait des petites exploitations composées de une ou deux personnes aux grandes usines employant jusqu'à 500 personnes. Quatre des six principaux fabricants de café et de thé (ventes de plus de 100 millions de dollars) sont des entreprises étrangères.
Il y a une forte présence multinationale dans l'industrie du café, certaines entreprises offrant à la fois des produits de thé et de café. Les sociétés multinationales ont contribué à la croissance des importations et des exportations alors que leurs usines au Canada se sont concentrées sur les secteurs où elles détiennent des avantages concurrentiels à l'échelle régionale dans les marchés américains et canadiens ou concernant la souplesse de production. Les usines au Canada produisent des marques généralement connues pour les marchés canadiens et nord-américains, tout en bénéficiant des organisations commerciales de leurs sociétés mères multinationales. Elles ont souvent des mandats de production pour les produits courants ainsi que pour la production à valeur ajoutée à court terme de gammes de produits moins populaires. Ces mandats peuvent accroître les exportations. En parallèle, la nécessité de répondre à l'offre de produits dans le marché canadien peut accroître les importations.
Dans le même ordre d'idées, un grand nombre de petites et moyennes entreprises (PME) ont effectué une rationalisation et orienté leurs activités afin de rester concurrentielles. Ces stratégies comportent le développement de produits spéciaux pour les marchés à créneaux, tels que les produits biologiques ou les produits équitables. Dans certains cas, les (PME) effectuent également le conditionnement à forfait pour les sociétés multinationales, fabriquent des produits de marque privée ou fournissent des produits destinés aux services alimentaires tels que les cafés-restaurants.
Rendement
Rendement du marché intérieur
De 1998 à 2008, les ventes de produits fabriqués par l'industrie du thé et du café ont diminué de 27,4 %, passant d'une valeur de 1263,1 millions de dollars à une valeur de 917 millions de dollars.
De 2000 à 2008, la consommation par personne de café par habitant (révisée selon les pertes) s'est accrue légèrement, passant de 85,71 litres à 86,88 litres.Note de bas de page [note 3]
Les données de Statistique Canada indiquent que le marché canadien pour le thé et le café totalisait près de 1,5 milliards de dollars en 2008. ACNielsen indique que les ventes au détail de café pour le marché intérieur totalisaient 647 millions de dollars en 2008, représentant un accroissement de 23,2 % par rapport à 2007 où; les ventes au détail totalisaient 534,4 millions de dollars.Note de bas de page [note 4] Les chiffres des ventes plus élevés pour le café reflètent l'accroissement des prix pour le commerce du café. Les données de Nielsen comprennent tous les circuits de vente établis, c.-à-d. les marchés d'alimentation, les pharmacies, les magasins à grande surface, les clubs-entrepôts et les grossistes.
Avec un marché de près de 1,5 milliard de dollars pour le thé et le café, et des ventes au détail de seulement 647 millions de dollars pour la café en 2008, il est évident que les services alimentaires ont intégré le circuit de distribution principal pour l'industrie du café au Canada. Les cafés-restaurants et les distributeurs automatiques ont été un facteur important concernant l'accroissement des ventes de café depuis le milieu jusqu'à la fin des années 90 et continuent de l'être aujourd'hui. Les services alimentaires de café se sont également fusionnés à d'autres points de vente de services de détail comme les librairies et les stations-services.
La valeur ajoutée est une mesure de la valeur des extrants d'un établissement moins le coût des intrants. La valeur ajoutée pour l'industrie du thé et du café a fluctué entre 1998 et 2008, passant d'une valeur minimale de 301 millions de dollars en 2005 à une valeur maximale de 341,8 dollars en 2002, et a atteint une valeur de 323 millions de dollars en 2008. La proportion de la valeur ajoutée pour les ventes de produits fabriqués était de 35,2 % en 2008. Ces chiffres sont similaires à ceux de l'ensemble de l'industrie canadienne de l'alimentation et des boissons, pour laquelle la proportion de la valeur ajoutée à la valeur totale des ventes de produits fabriqués en 2008 était de 36 %.
Emploi
L'emploi dans l'industrie de la fabrication du thé et du café a diminué de 35,2 %, passant de 3 459 employés en 1998 à 2 240 employés en 2008Note de bas de page [note 5] (Figure 3). La fermeture de plusieurs usines, le regroupement de l'industrie du café et un resserrement de l'économie ont mené à une baisse de niveau de l'emploi depuis 2006.
La baisse récente de l'emploi a été accompagnée d'une amélioration de la productivité du travail lors de la dernière partie du millénaire, mesurée en extrants par travailleur à la production. Depuis 2005, la valeur des extrants par travailleur s'est accrue, passant de 550 000 dollars à environ 710 000 dollars en 2008. Grâce à cette amélioration, l'industrie est en meilleure position pour livrer concurrence dans le marché intérieur par rapport à d'autres boissons et dans les marchés étrangers comme les États-Unis.
Figure 3 : Ventes de produits fabriqués et emploi, 1998-2008 Note de bas de page [note 6]
Description - Figure 3
La Figure 3 est un graphique linéaire illustrant le nombre d'emplois et la valeur des ventes de produits fabriqués entre 1998 et 2008. En 1998, le nombre d'emplois était de 3459. Ce chiffre a diminué à 2210 emplois en 2004, augmenté à 2810 emplois en 2006, et s'est fixé à 2240 emplois en 2008. La valeur des ventes de produits fabriqués était de 1263,1 millions de dollars en 1998. Elle a diminué à 953,9 millions de dollars en 2001, augmenté à 1057,3 millions de dollars en 2006, puis diminué à 917,3 millions de dollars en 2008. Les données proviennent de Statistique Canada.
Investissement
Bien qu'il n'y ait pas de données disponibles concernant les nouveaux investissements dans cette industrie, il y a eu de nouveaux investissements dans les édifices, l'équipement et les systèmes de production automatisée d'usines afin de satisfaire à l'augmentation de la production et de la consommation de produits de café.
Rentabilité
Les prix que les sociétés doivent verser pour les intrants concernant la production ont une incidence sur la rentabilité. Pour l'industrie de la fabrication du café, la fluctuation des prix pour les fèves de café vert a une incidence sur les coûts de production.
À New York, la détermination des prix ou la négociation du meilleur prix actuel concernant le café vert a lieu par l'entremise de la Coffee, Sugar and Cocoa Exchange, Inc. (CSCE), une bourse de marchandises dirigée par la Chambre de commerce de New York. Les fabricants de café peuvent participer en tant qu'opérateurs en couverture dans les marchés à terme de café de la CSCE. Ils peuvent acquérir des contrats à terme de café afin de bloquer les prix pour les ventes ou achats futurs aidant à la planification des activités et facilitant les opérations. Les opérateurs en couverture sont principalement des entreprises qui font la négociation de contrats à terme normalisés et d'options afin de réduire le risque de fluctuations des prix défavorables.
Afin d'assurer des profits, une pression accrue est exercée sur les fabricants pour améliorer la productivité et réduire les coûts. L'augmentation récente des prix des fèves de café Arabica et Robusta ainsi que l'augmentation des coûts de l'énergie ont été un facteur important concernant l'industrie de la fabrication du café, qui a besoin d'énergie pour ses activités de torréfaction et de mouture. Les fabricants peuvent faire subir ces coûts aux consommateurs. Pour l'industrie du café et du thé, la valeur ajoutée par travailleur à la production a augmenté de 31,5 %, de 1998 à 2008. La valeur ajoutée par travailleur à la production fournit certaines indications concernant la rentabilité. Pour l'industrie du thé et du café, la rentabilité est restée passablement stable entre 2000 et 2005 et s'est améliorée moyennement depuis 2005 (Figure 4).
Figure 4 : Valeur ajoutée par travailleur à la production, 1998-2008 Note de bas de page [note 7]
Description - Figure 4
La Figure 4 est un graphique linéaire illustrant la valeur ajoutée par travailleur de la production entre 1998 et 2008. La valeur ajoutée par travailleur de la production était de 190 000 dollars en 1998. Elle a augmenté à 230 000 dollars en 1999, et est demeurée assez stable jusqu'en 2006. En 2007 la valeur ajoutée par travailleur de la production a augmenté à 240 000 dollars. En 2008, la valeur ajoutée par travailleur de la production était de 248 000 dollars. Les données proviennent de Statistique Canada.
Les entreprises de torréfaction et les exploitants de services alimentaires ont mis au point des mélanges de recettes pour leurs marques de café qui combineraient des fèves Robusta à un prix moins élevé avec des fèves Arabica à un prix plus élevé afin de compenser l'augmentation récente des prix du café. Certaines entreprises mélangent également des fèves de café de variétés similaires de différents pays d'origine afin de créer des arômes ou saveurs spéciales.
Un certain regroupement de l'industrie a également permis d'améliorer la capacité de production dans les installations de transformation dans l'ensemble du Canada.
Résultats commerciaux
Les exportations canadiennes de thé et de café combinés sont passées de 278,3 millions de dollars en 1999 à 324,4 millions de dollars en 2009 (se reporter à la Figure 5). La majeure partie des exportations (316,2 millions de dollars en 2009 ou 97,5 %) étaient destinées aux États-Unis. Les États-Unis sont le marché mondial le plus important consommant un cinquième du café dans le monde.
Les importations de thé et de café se sont accrues considérablement, passant de 487,9 millions de dollars en 1999 à 845,3 millions de dollars en 2009 (dont 71,5 % ou 604,1 millions de dollars provenaient des États-Unis). Ces chiffres comprennent les importations de café, de thé, de maté et d'épices, de café en poudre, d'extraits de thé, d'extraits, d'essences et de concentrés de maté.
En 2008, les exportations canadiennes de thé et de café représentaient 27,4 % des ventes de produits manufacturés. Bien que cela constitue une amélioration, le niveau des exportations demeure inférieur au sommet atteint en 2001, lorsque les exportations canadiennes représentaient 29,3 % des ventes de produits manufacturés. Entre 1998 et 2008, les importations de thé et de café ont également augmenté de façon considérable leur part du marché canadien, représentant 32,6 % du marché intérieur en 1998 et 54 % en 2008.
Figure 5 : Exportations et importations de thé et de café, 1999-2009 Note de bas de page [note 8]
Description - Figure 5
La Figure 5 est un graphique linéaire illustrant la valeur des exportations et des importations de thé et de café entre 1999 et 2009. En 1999, les exportations de thé et de café s'établissaient à 278,3 millions de dollars. Elles ont ensuite diminué pour s'établir à 254,5 millions de dollars en 2003, puis sont demeurées stables jusqu'en 2007 qui a connu une diminution des exportations à 227,5 millions de dollars. Les exportations ont augmenté à 324,4 millions de dollars en 2009. Les importations de thé et de café s'établissaient à 487,9 millions de dollars en 1999, ont diminué pour s'établir à 423,2 millions de dollars en 2000, ont augmenté en 2004 pour atteindre 450,5 millions de dollars, et ont continué à augmenter pour atteindre 845,3 millions de dollars en 2009. Les données proviennent de Statistique Canada.
La plus grande partie de la croissance dans l'industrie du café provient des importations de fèves de café torréfié. En 1999, la valeur des importations de fèves de café torréfié s'élevait à 282,1 millions de dollars. Ensuite, elle a diminué à un minimum de 213,6 millions de dollars en 2001. Toutefois, depuis 2002, les importations de fèves de café torréfié se sont accrues considérablement pour atteindre une valeur de 461,6 millions de dollars en 2009. La quantité de fèves de café torréfié a augmenté, passant de 48,0 millions de kilogrammes en 1999 à 67,7 millions de kilogrammes en 2009, marquant une croissance de 41 % au cours de cette période. La quantité de café en poudre importée a également plus que doublé pendant cette période, passant de 3,6 millions de kilogrammes en 1999 à 7,8 millions de kilogrammes en 2009.
En 2009, les exportations canadiennes de café ont contribué de façon importante aux exportations de produits à valeur ajoutée au Canada. Les exportations de café transformé (notamment le café torréfié mais non décaféiné, le café torréfié et décaféiné, le café non torréfié mais décaféiné, le café en poudre et les extraits et préparations) représentaient 1,1 % de la valeur des exportations de produits alimentaires et à boire transformés s'élevant à 19 milliards de dollars au Canada.
Depuis le début des années 90, les exportations canadiennes de café transformé ont connu une croissance spectaculaire. La valeur des exportations de café torréfié s'élevait seulement à 8,3 millions de dollars en 1990, mais d'ici l'an 2000, ces exportations ont augmenté à 136,1 millions de dollars. Entre 1999 et 2009, les exportations de fèves de café torréfié ont chuté à un minimum de 105,2 millions de dollars en 2003, mais ensuite ont pratiquement doublé pour atteindre une valeur de 200,7 millions de dollars en 2009.
La tendance liée à l'accroissement de la part des importations de café vert par rapport au café transformé s'est produite dès le début des années 90, où le café transformé représentait 22,4 % (62,1 millions de dollars) du total de la valeur des importations de café s'élevant à 277,7 millions de dollars. Avant 2001, la part des importations de café transformé avait plus que doublé, soit jusqu'à 46,7 % (286,7 millions de dollars) du total de la valeur des importations de café, qui s'élevait à 614,1 millions de dollars. De ce montant, le café torréfié (notamment le café décaféiné et non décaféiné) représentait la part la plus importante d'une valeur de 213,5 millions de dollars. En 1999, le café transformé représentait 47,4 % du total des importations de café, mais d'ici 2009, la part des importations de café transformé a augmenté à 59,6 % du total des importations de café. Les fabricants de café canadiens cèdent de plus en plus la part du marché intérieur aux importations de produits transformés. (Se reporter à la Figure 6)
Figure 6 : Exportations et importations de café transformé, 1999-2009
Description - Figure 6
La Figure 6 est un graphique linéaire illustrant la valeur des exportations et des importations de café transformé de 1999 à 2009. En 1999, les exportations de café transformé s'établissaient à 222 millions de dollars. Elles ont diminué à 149 millions de dollars en 2007. En 2009 les exportations de café transformé ont augmenté à 215 millions de dollars. En 1999, les importations de café transformé se sont établies à 361 millions de dollars pour ensuite diminuer à 294 millions de dollars en 2000. En 2004, les importations ont augmenté à 296 millions de dollars et ont poursuivi leur progression pour atteindre 618 millions de dollars en 2009. Les données proviennent de Statistique Canada.
Les États-Unis, l'Italie et la Suisse étaient les principaux fournisseurs de café torréfié au Canada en 2009. Les trois principaux pays fournissant du café vert au Canada en 2009 étaient la Colombie, le Brésil et le Guatemala.Note de bas de page [note 9]
Le prix du café vert sur les marchés internationaux, qui a une incidence sur les profits des fabricants, a remonté après une période de baisse en raison de l'offre excédentaire à la fin des années 90. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation internationale du café (OIC) prévoient que la production mondiale du café augmentera à un taux annuel de 0,5 %, de 2000 à 2010. D'ici 2010, on prévoit que la production mondiale de café atteindra 7,0 millions de tonnes (117 millions de sacs).
La FAO prévoit que la consommation mondiale de café augmentera de 0,4 % par année pour atteindre 6,9 millions de tonnes (117 millions de sacs) d'ici 2010. Ces projections, bien qu'elles soient soumises à des changements possibles liés à la production en raison de conditions météorologiques défavorables, indiquent un équilibre entre l'offre de café et la demande dans le marché mondial d'ici 2010, ce qui signifiera que les prix pour le café vert à court terme devraient rester stables. La FAO n'a pas encore achevé les projections au-delà de 2010. Toutefois, selon les indications, la consommation dans les pays producteurs s'accroît alors que les principaux marchés industriels ont diminué leur utilisation d'engrais en raison des coûts plus élevés de ces derniers, ce qui pourrait nuire à la production de café. Ces facteurs peuvent accroître la pression exercée sur les prix du café au-delà de 2010.
Cadre de réglementation
Loi sur les aliments et drogues
Santé Canada est responsable de l'élaboration des normes touchant la salubrité et la qualité nutritionnelle de tous les aliments vendus au Canada. Le Ministère exerce ce mandat en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et s'occupe également de la réglementation en vertu du Règlement sur les aliments et drogues.
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) est chargée d'appliquer toutes les normes en matière de santé et sécurité en vertu du Règlement sur les aliments et drogues. L'ACIA est également responsable de l'administration et de l'application des règlements qui ne concernent pas la santé et la sécurité, mais plutôt les domaines tels que l'emballage, l'étiquetage et la publicité.
Le Règlement sur les aliments et drogues établit les conditions concernant les exigences en matière de santé, de qualité, de composition et d'étiquetage qui s'appliqueraient aux fabricants de café tout comme pour les autres fabricants de produits comestibles et de boissons afin que les consommateurs aient confiance en la salubrité des produits qu'ils achètent.
Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation
L'ACIA est responsable de l'application de la Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation, qui stipule que tout aliment préemballé, qu'il soit importé ou fabriqué au Canada, ne peut porter un étiquetage affichant de l'information fausse ou trompeuse quant à son origine, à sa qualité, à son usage, à son poids net ou à sa quantité.
Étiquetage nutritionnel obligatoire
Le 12 décembre 2007, l'étiquetage nutritionnel est devenu obligatoire pour la majorité des produits préemballés. Les exemptions de produits se trouvent à l'article [B.01.401(2)] du Règlement sur les aliments et drogues. Les produits perdent leur statut d'exemption si l'on effectue une allégation concernant la santé ou une allégation concernant la valeur nutritive.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur les questions touchant la réglementation des aliments, consultez le site Internet suivant : http://www.agr.gc.ca/food-regulatory-issues-division.
Environnement
En ce qui a trait à l'environnement, les fabricants de café, comme toute entreprise de transformation d'aliments et de boissons, doivent respecter l'ensemble des lois fédérales (notamment la Loi canadienne sur la protection de l'environnement, la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale et les lois et règlements de chaque province.
En vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires et de son Règlement, c'est Santé Canada qui détermine quelles applications de pesticides sont permises et quelle méthode utiliser pour ce faire. Les entreprises vérifient le niveau de résidus des pesticides dans leurs produits pour s'assurer qu'ils ne dépassent pas les niveaux stipulés dans la réglementation. Les consommateurs sont de plus en plus au courant de l'existence des résidus de pesticides et de leur incidence sur la santé humaine et sur l'environnement.
Les transformateurs de produits alimentaires se sont attaqués en général à la question des déchets issus des emballages. En réduisant le poids du contenant, on peut abaisser la quantité de carburant servant au transport (camions lourds) et diminuer l'usure des remorques lors du transport, tout en réduisant la quantité de déchets ainsi que les émissions de gaz à effet de serre et autres polluants. La réduction des déchets revêt de l'importance partout, et particulièrement dans les grands centres urbains qui auront vite fait d'épuiser leur capacité en matière de sites d'enfouissement, et pour qui il est difficile et coûteux de trouver et d'utiliser de nouveaux sites d'enfouissement acceptables. La diminution des matériaux dans les boîtes d'emballage pourrait avoir des retombées positives sur le plan financier et environnemental. La diminution des emballages volumineux pose des difficultés. Les plastiques et cartons minces peuvent aider à protéger les aliments lors du transport. Il y a un compromis à faire concernant le volume des matériaux d'emballage (complétés d'éléments graphiques, etc.) nécessaires afin d'identifier les marques et d'accroître l'attrait d'un produit d'une part, tout en réduisant les exigences en matière d'emballage sur le plan environnemental et du contrôle des coûts, d'autre part.
De même, la diminution des déchets va de pair avec les économies à mesure que les transformateurs de produits alimentaires et d'autres entreprises manufacturières remplacent les palettes de bois par des palettes en plastique. Ces dernières sont plus coûteuses à l'achat, mais elles peuvent être fabriquées avec des matières plastiques recyclées et peuvent être utilisées beaucoup plus longtemps que les palettes en bois, qui se détériorent rapidement et qui doivent ensuite être envoyées dans des sites d'enfouissement.
Avant de construire une usine, les transformateurs de produits alimentaires doivent respecter les prescriptions municipales en matière de zonage. Tout projet de construction d'une nouvelle usine dernier cri ou d'agrandissement d'un établissement existant peut donner lieu à des audiences visant à évaluer les répercussions sur l'environnement avant que les travaux de construction ne débutent. Les provinces et les municipalités doivent être convaincues que les usines s'équiperont de systèmes pour le traitement des eaux usées. Certains transformateurs adoptent une démarche proactive en élaborant des pratiques exemplaires en ce qui concerne l'environnement, par exemple, en réduisant leur consommation d'énergie et d'eau de même que les déchets solides et liquides qu'ils produisent.
Dans l'ensemble, on constate une tendance à internationaliser les règlements à l'aide de traités commerciaux généraux, et l'industrie devra s'employer à harmoniser les règlements, soit bilatéralement avec les États-Unis, soit multilatéralement par l'entremise de l'Organisation mondiale du commerce et du Codex Alimentarius.
Produits équitables
Alors que le café fut le premier produit agricole à être certifié équitable en 1988Note de bas de page [note 10], de nombreux autres produits, notamment le thé, figurent parmi la vaste gamme de produits agricoles et fabriqués à la main au sein d'un système d'échange qui vise à établir une plus grande équité et un meilleur partenariat entre ses membres.
Selon le système de commerce équitable, on garantit aux agriculteurs et aux travailleurs un prix minimal pour leurs produits et leur travail dans des conditions sécuritaires. Parmi les défis liés au développement, mentionnons l'absence d'infrastructure, de capacité et de financement au niveau des coopératives, la demande limitée des consommateurs en Amérique du Nord et les questions touchant la qualité. En 2008, plus de 5,0 millions de kilogrammes de café portant une étiquette de commerce équitable étaient vendus au Canada.Note de bas de page [note 11]
Le café à prix équitable est disponible dans les points de vente au détail et, dans le cas des services alimentaires, dans les cafés au Canada. Il y a un petit marché de spécialité qui se développe de plus en plus parmi les consommateurs qui s'intéressent à l'éthique des pratiques traditionnelles de production et de récolte du café dans les pays en développement. Au Canada et dans les autres pays développés, ces consommateurs sont prêts à verser une prime pour les produits à prix équitable.
Produits biologiques
Le café biologique représente un nouveau marché qui indique un potentiel de croissance. Tirant parti du désir croissant des consommateurs canadiens d'avoir des aliments et boissons biologiques qui sont respectueux de l'environnement, un certain nombre d'entreprises canadiennes de fabrication du café ont inclus dans le mouvement lié aux produits biologiques les produits de café qui sont commercialisés en tant que produits de grande qualité de façon à favoriser l'agriculture durable.
Comme les producteurs et les détaillants continuent de faire de la sensibilisation au sujet des boissons biologiques pour obtenir une part de marché, au cours des années à venir, de plus en plus de fabricants de café exploiteront ce marché à créneaux alors que la tendance liée aux produits biologiques et aux produits écologiques continuera de se développer au Canada et à l'étranger. L'offre de produits comme le café biologique, le café cultivé à l'ombre et les produits de café à prix équitable satisfera les consommateurs s'intéressant aux questions de durabilité et d'ordre éthique.
Le Règlement sur les produits biologiques est entré en vigueur le 30 juin 2009. Ce règlement vise à protéger les consommateurs contre les allégations fausses ou trompeuses sur les produits biologiques et à appuyer la croissance continue du secteur canadien de la production biologique. La certification selon les normes du Système de production biologique est obligatoire pour les produits du commerce intérieur et international et pour les produits portant le logo « Biologique Canada ». Les produits présentés comme des produits biologiques doivent être certifiés par un organisme de certification accrédité par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), et doivent porter le nom de l'organisme de certification.
Le Règlement sur les produits biologiques permet de faire les allégations suivantes sur les produits biologiques :
- « produits biologiques » : les produits biologiques dont la teneur en substances biologiques est supérieure à 95 % peuvent être certifiés « biologiques » et porter le logo « Biologique Canada » ;
- « % d'ingrédients biologiques » : pour les produits multi-ingrédients dont la teneur en substances biologiques est de 70 à 95 %, on peut utiliser la mention « % d'ingrédients biologiques », mais ceux-ci ne peuvent porter le logo « Biologique Canada » ;
- « biologique » dans la liste d'ingrédients : pour les produits multi-ingrédients dont la teneur en substances biologiques est inférieure à 70 %, on peut identifier les produits biologiques dans la liste d'ingrédients mais ceux-ci ne peuvent porter le logo « Biologique Canada ».
Les sites Web suivants fourniront des renseignements supplémentaires :
Défis et possibilités
Dans un climat évoluant rapidement, l'industrie du café ainsi que les autres industries de la transformation des aliments doivent faire face à un certain nombre de défis afin de pouvoir continuer à se développer et prospérer.
La concentration des principales chaînes de magasins continue de poser un défi à l'industrie du café et a entraîné un niveau de concurrence plus élevé concernant les espaces d'étalage. Pour les fabricants de café, le marché intérieur continuera vraisemblablement d'être le marché le plus important dans un avenir assez rapproché. Le marché canadien est petit mais très évolué et très bien desservi, ce qui signifie que la concurrence continuera d'être forte.
Lors de la dernière décennie, la croissance des entrepôts-clubs qui mettent l'accent sur la valeur ainsi que l'accroissement de la concentration du secteur de la distribution en général ont accru la pression exercée sur les fabricants afin de réduire les prix et de privilégier les économies. De plus, l'introduction et la prédominance croissante des produits de marque privée ou portant la marque du fabricant ont imposé une pression supplémentaire sur les marges des fabricants et accru l'influence des détaillants. Bien que la fabrication de produits de marque privée laisse aux détaillants le contrôle du capital- marque issu de la fidélité des consommateurs et abaisse les marges pour les transformateurs, cela a offert de réelles possibilités de croissance pour les petits et moyens transformateurs qui n'ont pas à encourir les dépenses nécessaires pour lancer leurs propres marques. Ces forces du marché continueront de poser un défi dans l'avenir.
Bien que la concentration des magasins de détail se soit accrue au fil des ans, les fabricants de café profitent d'une plus grande variété de circuits de distribution que de nombreux autres produits alimentaires transformés qu'ils doivent continuer d'exploiter. L'industrie distribue ses produits dans les supermarchés et marchés d'alimentation, les pharmacies, les dépanneurs, les magasins à grande surface et les entrepôts-clubs. Les chaînes de restaurants et restaurants rapides sont également des principaux points de vente pour le café, certaines chaînes privilégiant l'amélioration de la qualité du café servi. L'accessibilité constitue un élément important de la distribution du café, en l'offrant aux consommateurs à des endroits stratégiques. La croissance continue des café-restaurants offrira en permanence aux fabricants de café canadiens des possibilités commerciales liées aux marques privées ou au développement de l'image de marque. La présence de produits de café haut de gamme dans les cafés-restaurants a éclairé les consommateurs quant à la qualité du café de sorte que les consommateurs recherchent dorénavant ces produits haut de gamme en vente. Les produits comme les cafés glacés ont saisi l'intérêt du marché des jeunes et ces jeunes consommateurs ont été initiés au café, accroissant la possibilité qu'ils continuent d'être des consommateurs de café tout au long de leur vie.
L'évolution des données démographiques des consommateurs a entraîné le changement des goûts des consommateurs et accru la demande de produits santé. De nombreuses études portant sur les avantages sur le plan de la santé et du rendement liés à la consommation du café voient le jour.
En vue de créer de nouveaux produits et de susciter davantage l'intérêt des consommateurs, l'industrie du café continue de s'efforcer d'ajouter des produits haut de gamme et des formules prêtes à servir à sa gamme de produits. Cette pression continuera de s'exercer sous la forme de produits de détail et de services alimentaires. On prévoit que les cafés-restaurants resteront un catalyseur important pour la consommation future et le développement de produits dans un avenir immédiat. Les formules individuelles, les mélanges haut de gamme et les cafés aromatisés suscitent un intérêt supplémentaire chez les consommateurs dans le secteur du café.
À l'instar des autres fabricants d'aliments et de boissons, l'industrie du café adopte sans tarder, avec le reste de l'industrie des marchandises emballées de détail, le registre national et catalogue électronique de produits au Canada, connu sous le nom de ECCnet, établi par le Conseil canadien du commerce électronique. Le registre favorise le commerce électronique en assurant l'intégrité des données de produits à l'aide des normes internationales d'échange de données. Dans le cadre du développement du commerce électronique, les fabricants de produits alimentaires mettent au point des mesures permettent de suivre et de retracer les lots à travers la chaîne alimentaire, jusqu'aux usines de transformation. Ils seront ultérieurement en mesure de retracer les lots jusqu'à leur lieu d'origine.
Les mélanges haut de gamme, les produits éthiques et les saveurs à la mode des établissements de services alimentaires attirent de nouveaux consommateurs de café. Les consommateurs, jeunes et moins jeunes, ont redécouvert ces boissons et sont attirés par les nombreuses variétés, servies chaudes et froides. Bien que le café soit, à travers l'histoire, connu comme une boisson consommée en matinée, ces nouveaux consommateurs contribueront vraisemblablement à élargir les modes traditionnels de consommation dans l'avenir.
Tableaux
L'industrie canadienne du thé et du café - Statistiques principales
Association
M. Sandy McAlpine
Président
Association du café du Canada (en anglais seulement)
885, chemin Don Mills, bureau 301
Don Mills (Ontario) M3C 1V9
Tél. : 416-510-8032
Téléc. : 416-510-8044
Courriel : info@coffeeassoc.com
Site Internet : http://www.coffeeassoc.com
Personne-ressource du ministère
Monica Treidlinger
Agente principale de développement des marchés
Bureau de la chaîne de valeur des aliments
Agriculture et Agroalimentaire Canada
Ottawa (Ontario) K1A 0C5
Tél. : 613-258-1933
Téléc. : 613-258-6768
Courriel : Monica Treidlinger
Notes de bas
- Note de bas de page 1
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Beverage Marketing Corporation, 2008.
- Note de bas de page 2
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Le nombre d'établissements n'est pas directement comparable aux années précédentes.
- Note de bas de page 3
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Statistiques sur les aliments, Publication de Statistique Canada no 21-020-XWE.
- Note de bas de page 4
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The Nielsen Company, MarketTrack, 52 semaines se terminant le 20 décembre 2008.
- Note de bas de page 5
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Statistique Canada a modifié sa méthode d'enquête en 2000 et de nouveau en 2004 de sorte que le nombre d'établissements et d'employés n'est pas directement comparable aux années précédentes.
- Note de bas de page 6
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Les données de Statistique Canada pour la fabrication du thé et du café sont regroupées.
- Note de bas de page 7
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La comparaison des données après 2004 est difficile. Statistique Canada a effectué des changements d'ordre méthodologique à la façon de recueillir les statistiques principales pour son Enquête annuelle des manufactures. Pour obtenir de plus amples renseignements, se reporter à Changes Affecting Historical Comparability of Data (en anglais seulement).
- Note de bas de page 8
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Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN) de Statistique Canada
- Note de bas de page 9
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Global Trade Atlas
- Note de bas de page 10
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Site Web de la Fair Trade Federation (en anglais seulement) : www.fairtradefederation.org
- Note de bas de page 11
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Site Web de TransFair Canada : http://transfair.ca/fr/a-propos/faits-et-statistiques